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Au lendemain de son accession à l’indépendance, le Sénégal se dote d’institutions lui permettant de se détacher progressivement de la Métropole. Le Trésor ne sera pas en reste. Cette direction connaîtra au cours de son évolution diverses mutations aussi bien du point de vue dénomination que compétences, pour aboutir à la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor (DGCPT) telle que nous la connaissons aujourd’hui.
Par décret n° 60-01 du 20 août 1960, il est créé un Service du Trésor du Sénégal dirigé par un Trésorier général, « comptable supérieur et comptable principal » du budget du nouvel État indépendant. Il exécute les opérations dudit budget ou les fait exécuter par les comptables subordonnés sous sa responsabilité.
Par décret n° 60-01 du 20 août 1960, il est créé un Service du Trésor du Sénégal dirigé par un Trésorier général, « comptable supérieur et comptable principal » du budget du nouvel État indépendant. Il exécute les opérations dudit budget ou les fait exécuter par les comptables subordonnés sous sa responsabilité.
Les postes comptables appelés paieries principales sont au nombre de neuf (09) :
Par souci d’efficacité et de rendement, la Paierie principale de Dakar est éclatée à partir de 1968 en cinq (05) perceptions selon des considérations géographiques et la nature des taxes.
Par décret n° 65-169 du 17 mars 1965, le Service du Trésor est érigé en direction et devient la Direction de la Comptabilité Publique et du Trésor (DCPT), placée sous l’autorité du Trésorier général. Outre ses fonctions traditionnelles, la DCPT est chargée de la préparation des textes relatifs à la comptabilité de l’État.
Par décret n° 73-808 du 28 août 1973, cette direction est scindée en deux organes distincts :
chargée de la préparation des textes de réglementation comptable, de la gestion des régies et du contrôle des comptes de gestion.
chargée de la gestion comptable des fonds publics, de la vérification et de la centralisation des opérations des comptables.
Ces deux organes sont dirigés cumulativement par un Trésorier Général et placés sous l’autorité d’un Directeur Général du Trésor. Leurs attributions sont fixées par l’arrêté n°1608/MFAE du 18-02-1974.
À partir de 1980, on assiste à une modification profonde du réseau comptable public. Les deux organes de direction (DCP et TG) forment désormais une seule direction — la Trésorerie Générale — confiée à un Trésorier Général et placée sous l’autorité du Directeur général du Trésor.
Désormais, le Trésorier général n’est plus le seul comptable supérieur de l’État. Les opérations dans la région de Dakar sont confiées à deux comptables supérieurs : le Receveur général du Trésor et le Payeur général du Trésor. Dans les autres régions, un Trésorier Payeur Régional (TPR) centralise toutes les opérations.
Entre les remaniements ministériels de 1991 et 1993, la Trésorerie générale est scindée puis refusionnée en une seule direction : la Direction du Trésor et de la Comptabilité Publique (DTCP), par décret n° 93-800 du 09 juillet 1993.
Cette période voit également pour la première fois la nomination d’une femme à la tête de l’administration du Trésor, marquant une étape historique dans la gouvernance de cette institution.
Suite aux directives de l’UEMOA, la réforme introduite en 2000 apporte des innovations majeures avec la création de la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor (DGCPT) et l’érection des postes comptables supérieurs en directions.
La DGCPT est créée par le décret n° 2000-650 du 1er août 2000. Son organisation repose sur l’arrêté n°0001/MEF du 04-01-2001, puis restructurée par l’arrêté n°013642 du 13/07/2015.
La Direction Générale comprend :
La nouvelle organisation du Trésor est ainsi la synthèse de plusieurs années de mutations profondes, aboutissant à la fusion harmonieuse des actions de réglementation, d’impulsion, de coordination et de contrôle qui justifie le rôle central de la DGCPT dans les finances publiques sénégalaises.
